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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:38

Carrefour en pleine tourmente.
Le champion français de la grande distribution s'écroule dans les classements internationnaux.

Pendant longtemps, on s'est gargarisé de Carrefour qui était numéro 2 mondial de la grande distribution, derrière l'américain Walmart. 
C'est du passé puisqu’en l'occurrence, ça remonte à 2001. 
Aujourd'hui, Carrefour n'est plus que numéro 9 mondial et vient encore de perdre deux places en terme de chiffre d'affaires. 
Numéro 9 derrière évidemment la fusée Amazon qui grimpe à la sixième place mondiale, mais aussi l'Américain Cost-Co, les Allemands Aldi ou Lidl.

Que s'est-il passé ? Pourquoi Carrefour s'est-il écroulé de la sorte ?

Le problème est parfaitement identifié. 
C'est la crise de l’hypermarché. Le concept de vendre "tout sous le même toit" (inventé par Carrefour il y a plus de 50 ans) a vécu. 
Aujourd'hui, la mode n'est plus au généraliste mais aux spécialistes.
On va chez Zara pour acheter des vêtements, chez Décathlon pour le sport ou chez Darty pour la hifi, c’est un gros problème pour Carrefour qui vend un peu de tout.
Et puis, autre problème, l'arrivée d'Internet qui lamine les marges. 
Aujourd'hui, pour vendre une télévision ou un vélo, comme les gens comparent les prix sur Internet, il faut s'aligner et donc vendre quasiment sans marge.

L'hypermarché ne séduit donc plus et ne génère plus de marge, c’est un problème majeur pour Carrefour et l'enjeu n'est pas mince. 
Carrefour c'est plus de 100.000 salariés en France, une présence mondiale, dans plus de 30 pays où, à chaque fois, le groupe met en avant, dans ses magasins, les produits français et notre culture.

Comment redresser la barre ? Comment Carrefour peut-il se ré-inventer ?

Réponse dans exactement une semaine. 
Alexandre Bompard présentera mardi prochain son "plan de transformation". 
Il s'agit bien de "transformer" Carrefour et de lui trouver un nouveau moteur, autre que l'hypermarché. 
Carrefour va-t-il se recentrer sur l'alimentaire ? sur les petites supérettes ? Les services ? Le e-commerce ? 
Une rumeur épouvantable a circulé, Carrefour pourrait se vendre à Amazon. Amazon qui veut se développer dans les magasins en dur en Europe. 
Pour l'heure, il n'en est pas question. 
Mais, on voit bien l'importance stratégique de faire revivre la flamme de notre champion français de la grande distribution.

 

Source: Europe 1

 

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:36

Des familles concernées par l’affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminés par des salmonelles envisagent de porter plainte contre les grands distributeurs. Une action en justice afin de savoir « ce qu’il s’est passé du début à la fin ».

Comment des laits infantiles Lactalis visés par un rappel ont pu être vendus dans les enseignes de la grande distribution alors que l’alerte avait été donnée ? C’est bien la question que se posent encore des familles concernées par l’affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminée par des salmonelles et fabriqués par Lactalis. Des familles qui envisagent de porter plainte contre les grands distributeurs, a déclaré lundi leur représentant.

« Un certain nombre de familles déposeront plainte dans les jours à venir contre les grandes enseignes, les grands distributeurs et notamment les premiers concernés », a déclaré Quentin Guillemain, président de l’Association des familles de victimes du lait contaminé. « C’est un souhait qui a été exprimé », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Des ministres ont souligné la semaine dernière « la légèreté » des enseignes de distribution dans ce dossier, a encore rapporté Quentin Guillemain. « La sécurité sanitaire des consommateurs n’est pas négociable », a déclaré Bruno Le Maire après ce rendez-vous, évoquant l’importance de déterminer les « responsabilités » de chacun dans ce domaine : « Etat, industriels, distributeurs et plates-formes de distribution. »

« Nous n’achèterons pas le silence des familles »

Au nom des victimes, Quentin Guillemain s’est déclaré déterminé à savoir « ce qu’il s’est passé du début à la fin » dans cette affaire, se refusant à évoquer pour l’heure la question des indemnisations. « Nous ne sommes pas dans le débat de l’indemnisation. Nous n’achèterons pas le silence des familles dans cette histoire », a-t-il dit.

En son nom propre, Quentin Guillemain avait dès la semaine dernière dit sa volonté de poursuivre Lactalis.

Source: Ouest France.

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 13:10

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles dénonce la pression à la baisse des prix exercée par les distributeurs et en appelle aux pouvoirs publics.
 

 

« Les négociations commerciales sont difficiles et compliquées », a reconnu Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), lors de la présentation de ses vœux à la presse, dans les locaux de l’organisation, mardi 9 janvier. Elle prévient que des agriculteurs pourraient mener des actions dans les prochains jours pour dénoncer la situation.

 

Un constat sans appel, fait alors que les Etats généraux de l’alimentation ont été clôturés le 21 décembre par le premier ministre, Edouard Philippe. Depuis le 22 juillet, tous les acteurs de la filière agroalimentaire – agriculteurs, industriels, distribution mais aussi associations de consommateurs, syndicats et ONG – ont mené d’intenses discussions pour tenter de rééquilibrer les rapports de force.

 

Parmi les objectifs fixés par Emmanuel Macron, celui de mettre fin à la guerre des prix menée par les enseignes. Une guerre destructrice de valeur et source de prix non rémunérateurs payés aux agriculteurs. Le président de la République s’est engagé à promulguer une loi pour tenter de pallier le problème. Elle « devrait être présentée le 31 janvier », affirme Mme Lambert.

La loi ne sera donc pas applicable aux négociations commerciales entre industriels et distributeurs qui ont débuté en novembre et s’achèveront fin février pour fixer les prix annuels des produits. Le gouvernement a considéré que l’« esprit des Etats généraux » allait inspirer les discussions. D’autant que tous les acteurs ont fini par signer une charte d’engagement mi-novembre. Mais les chartes n’ont pas valeur de réglementation.

 

« Les commerciaux qui vont dans les box de négociation de la grande distribution se font moquer quand ils évoquent la charte. Les distributeurs disent qu’ils s’assoient dessus.

C’est un baroud d’honneur de nombre d’entre eux qui demandent des baisses de 2 à 8 % même sur des produits où la hausse des matières premières est avérée. Ils veulent même faire payer aux industriels laitiers le manque à gagner qu’ils ont eu sur le beurre lorsqu’ils refusaient d’augmenter les prix et que le beurre partait sur d’autres marchés », explique Mme Lambert. Elle raconte même que « des médecins du travail ont déconseillé à des commerciales enceintes d’aller dans les box de négociation pour raison de stress trop élevé ».

 

La FNSEA a donc écrit au ministère de l’agriculture et à Bercy pour demander une réunion du comité de suivi à Bercy comme le gouvernement s’y était engagé.

 

Source: /www.lemonde.fr

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 14:26

A Hasparren, le patron du magasin Leclerc Express a décidé de ne plus accorder son aide au CCAS. Mesure de rétorsion, après le refus municipal de le laisser ouvrir l’entièreté des deux derniers dimanches de décembre 2018

Chacun appréciera l’élégance du geste. À Hasparren, le patron du magasin Leclerc Express a décidé de ne plus accorder son aide au centre communal d’action sociale (CCAS). Des élus locaux évoquent le même traitement appliqué à l’ensemble des associations jusqu’alors sponsorisées par l’enseigne. Mesure de rétorsion, après le refus municipal de la laisser ouvrir l’entièreté des deux derniers dimanches de décembre 2018.

L’assemblée des édiles haspandars s’est réunie le 29 novembre dernier. Parmi les dossiers à trancher, l’urticante ouverture des commerces de la commune les dimanches 23 et 30 décembre prochains. Plus précisément les après-midi, en ce qui concerne Leclerc Express : les boutiques alimentaires pouvaient déjà ouvrir le matin. La loi permet depuis 2016 les « dimanches du maire ». Sur décision du Conseil municipal, le premier magistrat peut accorder des ouvertures exceptionnelles, dans la limite de 12 dates par an (les communes doivent décider avant le 31 décembre de l’année précédente). Cette fois, ce fut « non ». Et nettement. Vingt votes contre la mesure, sept voix favorables seulement et deux abstentions.

 
Plume acide

Affaire classique. Affaire classée ? Nenni. Gilles Gandon, le président de la société Sodibay, qui détient la moyenne surface d’Hasparren, prend la plume pour un courrier laconique au maire, Beñat Inchauspé. Il ne signera plus son chèque traditionnel au CCAS. L’association soutient les habitants les plus fragiles, confrontés à la précarité.

Le premier magistrat préside la structure. C’est lui qui décachette la missive revancharde, datée du 11 décembre. Gilles Gandon y tire un trait sur l’entente jusqu’alors en vigueur : « Compte tenu de votre position pour l’ouverture des commerces sur votre commune les dimanches de décembre 2018, nous sommes contraints de mettre un terme au partenariat que nous partageons depuis de nombreuses années. » Et d’enfoncer le clou, acide : « C’est avec un certain regret que nous avons pris cette décision qui découle de l’avis de votre Conseil municipal. »

Beñat Inchauspé répond à l’entrepreneur quelques jours plus tard. Il prend acte de « l’arrêt de (sa) générosité » à l’endroit « des personnes défavorisées » de la commune. « Sur le fond, je ne peux que déplorer une telle attitude », écrit-il. Le maire aussi manie l’ironie : « Votre conception de l’économie solidaire et désintéressée ne vous fait pas honneur. » Il promet de « diffuser très largement » leur échange de correspondances. Ces lignes attestent la parole tenue…

« Pression sur les élus »

Dans un communiqué, le groupe abertzale de gauche Herritarrekin s’élève contre « ce qui (lui) semble scandaleux ». Il convient qu’un acteur privé n’a pas « à se justifier sur le versement ou non de subventions aux associations ». Mais l’opposition municipale fustige l’attitude qui consiste à « prendre le secteur associatif en otage et le forcer à faire pression sur les élus ». Herritarrekin insiste sur l’aide au CCAS « qui concernait depuis plusieurs années l’opération de Noël pour les enfants des milieux défavorisés ».

Selon les élus abertzale, plusieurs associations auraient à pâtir du coup de sang du chef d’entreprise. Et « il semblerait que d’autres commerces aient utilisé le même argument pour remettre en question leur soutien à des associations ». Ou comment des acteurs de la vie locale, très majoritairement bénévoles, se retrouvent victimes collatérales d’appétits commerciaux qui les dépassent.

Mardi soir, nos tentatives de joindre Gilles Gandon s’étaient arrêtées aux portes de son secrétariat.

 

Source: sudouest.fr

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 10:39

Les deux femmes ont été mises à pied. La direction leur reproche d'avoir utilisé à des fins personnelles un bon d'achat destiné à un client

Un rassemblement était organisé ce lundi par la CGT devant le centre commercial Leclerc de la Teste-de-Buch, en soutien à deux caissières de l'hypermarché.

Elles étaient en effet convoquées pour un entretien préalable à un licenciement après avoir été mises à pied le samedi 28 mai.

La direction leur reproche d'avoir utilisé à des fins personnelles un bon d'achat destiné à un client. Mais selon, Corine Navaro, l'une des deux caissières qui est aussi déléguée syndicale CGT, il s'agit d'une volonté de la direction de l'écarter.

Depuis son élection au comité d'entreprise, la représentante du personnel s'est battue pour obtenir de nouveaux droits pour les employés du magasin. Une pugnacité qui selon elle, dérange la direction du magasin.

Par le biais de sa juriste, la direction du centre commercial confirme qu'une procédure de licenciement est bien engagée à l'encontre de deux salariées mais elle refuse de s'exprimer sur le fond de l'affaire. En revanche, elle précise "il est certain que nous ne serions pas engagés dans une telle procédure si nous ne disposions pas d'éléments irréfutables qui n'ont bien entendu aucun lien avec une quelconque appartenance syndicale."

Source: Sud Ouest

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 10:38
les salariés de Cora dénoncent des atteintes à la vie privée

« On est fliqués ici. Nos vies privées et nos libertés ont été bafouées ». Les salariés du grand supermarché Cora, de Garges-lès-Gonesse sont sous le choc. Lundi, l’inspection du travail les a informés que leurs moindres faits et gestes étaient filmés par les caméras de vidéosurveillance du magasin. À l’intérieur, comme à l’extérieur de l’établissement. De la plaque d’immatriculation de leurs véhicules à la simple sortie du magasin, ces employés ont été filmés, à leurs dépens.

Une utilisation des caméras considérée comme « détournée de leur usage initial », selon Marie Paulini, hôtesse d’accueil chez Cora. « Ils souhaitent se débarrasser de nous depuis que l’on a organisé une grève au mois de mars, donc ils veulent trouver la faute qui nous éliminera », dénonce l’employée. Le 25 mars dernier, les délégués du personnel, membres du Syndicat du Commerce Indépendant et Démocratique (SCID), organisent un mouvement de grève pour dénoncer les tensions qui subsistent depuis des années dans le supermarché. « Le directeur du magasin, et la responsable des ressources humaines nous font vivre un enfer, regrette Marie Paulini. Aucun de nous ne travaille dans de bonnes conditions, et cette situation perdure depuis plus de dix ans. Chaque année ça empire, alors nous avons décidé d’agir avec la dernière mobilisation ».

p>À la suite de la grève, le directeur de l’établissement, Marc Rohner, et la responsable des ressources humaines, Farah Thery, font appel à un huissier de justice et lui transmettent les extraits vidéo des caméras de vidéosurveillance. Le comportement des salariés manifestants y est relaté minute par minute. « On ne pensait pas que la grève était interdite, proteste Serge Camilo, employé et membre du SCID. Ici, c’est la dictature, et le pire, c’est qu’ils ne nous ont pas espionnés seulement pendant la mobilisation ». Le 31 mars, nouveau procès-verbal établi par l’huissier de justice. Cette fois-ci, le responsable de Cora fournit les extraits vidéo dévoilant le quotidien des salariés depuis le 14 mars. Dans le document, les salariés sont mentionnés, leurs allées et venues détaillées. « Sur ce fichier vidéo, on peut voir Mme Paulini faire un achat, puis quitter le magasin en prenant sur le parking un véhicule ». Dans une autre partie du procès-verbal, l’huissier de justice commente un fichier vidéo filmant une salariée située à l’intérieur de Cora : « Madame Paulini est toujours à la cafétéria ». Pourtant, la Commission nationale des libertés et de l’informatique (Cnil) précise que « le système vidéo ne doit pas être utilisé pour surveiller les salariés du magasin, mais à des fins de sécurité des biens et des personnes ». Pour les salariés de Cora, « cette atteinte à la vie privée doit être dénoncée ».

Le directeur de l’établissement et la responsable des ressources humaines n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Les employés de Cora vont intenter une action devant le conseil de prud’hommes de Montmorency ce vendredi : « Nous allons nous battre jusqu’au bout. Et nous n’hésiterons pas à saisir la Cnil ».

Source: Leparisien.fr

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 11:19

Michel-Edouard Leclerc n'a pas du tout apprécié la critique de Périco Légasse. L'homme d'affaire reçu dans l'émission Le Divan de Marc-Olivier Fogiel mardi 7 juin est revenu sur sa vie de famille et son rapport à l'argent.

Il a également été confronté à une critique du journaliste Périco Légasse sur sa demande aux agriculteurs de baisser le prix du porc de 4 %.

"C'est un salaud", a simplement fini par dire Michel-Edouard Leclerc pour commenter la critique du journaliste.

Visiblement agacé par l'attaque de Périco Légasse, le patron des magasins Leclerc a aussi dit ressentir de la pitié pour Périco Légasse qui "n'existe pas par lui même, avec une idée positive et a besoin de [lui] pour faire son repoussoir"

source: Le HuffPost

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 12:04

Le président de l’Autorité de la concurrence dressait un bilan de son activité de gendarme des pratiques anticoncurrentielle pour 2014. Qui fait apparaître un record pour le montant des amendes infligées aux entreprises pour entente. Il a également évoqué le rapprochement Auchan-Système U et indiqué que 40 magasins Dia sur 50 avaient été vendus à… Auchan et Intermarché.

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dû se frotter les mains. Même si ce n’est pas l’objectif, l’Autorité de la concurrence a sanctionné les entreprises pour pratiques anticoncurrentielles pour un montant de 1, 014 milliard d’euros en 2014, qui sont versés au budget de l’Etat. C’est un record puisque les amendes culminaient à 160 M€ en 2013, et qu’il faut remonter à 2005 et aux 755 millions d’euros payés par les géants de la téléphonie pour trouver une somme aussi conséquente. En comparaison, le budget de fonctionnement de l’Autorité paraît ridicule : 20 milllions d’euros. Il devrait être augmenté dans la prochaine loi de finances.

“Comportements compulsifs”

“Nous assumons une politique ferme de dissuasion de certains comportements parfois compulsifs pour entraver la concurrence, indiquait Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence, particulièrement en verve. Les entreprises mettent par ailleurs en balance les risques et les profits, et c’est pourquoi les sanctions anti-trust doivent rester dissuasives”. Par cette voie, il entend aussi participer à la “réinvention” de l’économie, pour la rendre plus compétitive. Il s’est félicité du large champ couvert par les décisions de l’Autorité, qui touche à tous les produits de la vie quotidienne.

Source: LSA

LES ÉNORMES AMENDES DE L’HYGIÈNE ET L’ENTRETIEN

Ainsi, de la décision d’infliger l’énorme amende pour entente, en deux sanctions, des géants des produits d’entretien et de l’hygiène, avec des amendes respectives de 345 et 606 millions d’euros, du jamais vu, qui touche des géants comme Procter, Unilever ou L’Oréal. Au premier semestre, le montant des amendes s’établit à 219 millions d’euros, principalement dû à l’amende de 192 M€ qui a touché le secteur laitier. Une autre enquête, concernant le secteur de l’optique cette fois, pourrait aussi déboucher sur des amendes.

AUCHAN SYSTÈME U : PROCHAINE NOTIFICATION

Le président de l’Autorité s’est également longuement attardé sur la distribution. Il a évoqué le rapprochement d’Auchan et Système U. Après de longues discussions tant le rapprochement est complexe, les deux enseignes devraient notifier leur rapprochement à la Commission européenne, qui transmettra le dossier à l’Autorité de la concurrence. “Ce n’est pas une fusion, c’est une alliance, mais les deux enseignes ont annoncé une gouvernance commune pour gérer les enseignes et les magasins, qui va renforcer leur puisssance économique, et c’est contrôlable au titre des concentrations”, a précisé Bruno Lasserre. Reste à savoir si des cessions de magasins seront demandées, comme dans le cas du rachat de Monoprix par Casino et Dia par Carrefour.

Dia revendu à… Auchan et Intermarché

Concernant les 50 magasins Dia que Carrefour devait revendre - ou se séparer pour six cas de franchisée, l’opération est en bonne voie. 40 ont déjà été cédés à… Auchan et Intermarché ! Le président de l’Autorité de la concurrence paraît moyennement satisfait que les révisions de périmètre lors des concentrations aboutissent finalement à des échanges de magasins entre les quatre grandes enseignes leaders. Il en rejette la responsabilité aux lois Royer et Raffarin, qui protègent les acteurs économiques en place.

Les lois Royer Raffarin protègent des “rentes”

“On sait qu’il faut une masse critique de 40 magasins pour qu’une enseigne puisse concurrencer les enseignes qui sont en place. Or, pour obtenir les ouvertures, il faut déposer 40 dossiers devant lesCDAC ! Qui sont aux mains des élus locaux, lesquels n’aiment pas beaucoup les nouveaux entrants. Je le regrette, les lois Royer Raffarin restent un véritable obstacle et expliquent l’échec relatif du hard discount en France. Les enseignes protégent leur rente, et les élus protègent les grandes surfaces en croyant protéger le petit commerce de la concurrence”.

En cas de cession de magasins...

Autrement dit, si des magasins Système U ou Auchan ou Simply Market devaient être cédés pour obtenir la bénédiction de l’Autorité et éviter tout risque d’entente, ils atterriront chez Casino ou Intermarché… A condition, évidemment, que la notification ait lieu - ce n'est pas encore le cas - qu’elle réponde aux lois sur le contrôle des concentrations -c'est probable en raison de la "puissance économique" constituée, même s'il n'y a pas de fusion, et qu’enfin, aprés examen, si les conditions exigées par l’Autorité pour autoriser le rapprochement ne soient pas trop dissuasifs. C’est ce qui s’est passé lors de l’alliance entre Kingfisher et Mr Bricolage. Pour les deux alliés, les exigences de l’Autorité sur la revente de magasins - une cinquantaine - rendaient le rapprochement trop douloureux.”Ces conditions n’étaient pas négociables, nous sommes restés droit dans nos bottes”, a tenu à préciser le président Lasserre.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:21

Des tracteurs et leurs remorques utilisés pour bloquer l'accès au parking de l'enseigne de grande distribution d'Andrézieux-Bouthéon et du fumier déversé à l'appel des Jeunes Agriculteurs, une trentaine de personnes s'est rassemblée, depuis 8 heures ce vendredi matin, devant l'hypermarché Leclerc.

Il y a une semaine, dans leur lutte contre la baisse du prix du lait (-10% depuis l'automne dernier), les paysans étaient déjà venus demander des explications auprès de la direction de l'enseigne. Direction qui les avait renvoyés vers les industriels et les coopératives. Exigeant les factures, ils avaient promis de revenir.

C'est ce qu'ils ont fait ce vendredi matin à Andrézieux-Bouthéon mais également à Riorges.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:16

Plus d'une trentaine de tracteurs se sont rendus tôt ce matin sur le parking de l'hypermarché pour protester contre les tarifs de la grande distribution.

Une dizaine de bennes ont déversé fumier, pneus et cagettes devant les entrées du Leclerc, ce matin, à partir de 5 h 30. Les éleveurs manifestaient contre les tarifs du lait, de la viande porcine et bovine.

D'après un membre de la FNSEA, la grande distribution demande des prix trop bas : « Le phénomène s'accentue, c'est de pire en pire. » Toujours selon le syndicat, Leclerc n'appliquerait pas l'accord signé au mois de juin concernant la viande bovine. La direction du magasin de Châteaubriant n'a pas souhaité répondre.

Les agriculteurs, à bord d'une trentaine de tracteurs, ont quitté le parking de l'hypermarché vers 6h30.

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  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
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