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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:36

Des familles concernées par l’affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminés par des salmonelles envisagent de porter plainte contre les grands distributeurs. Une action en justice afin de savoir « ce qu’il s’est passé du début à la fin ».

Comment des laits infantiles Lactalis visés par un rappel ont pu être vendus dans les enseignes de la grande distribution alors que l’alerte avait été donnée ? C’est bien la question que se posent encore des familles concernées par l’affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminée par des salmonelles et fabriqués par Lactalis. Des familles qui envisagent de porter plainte contre les grands distributeurs, a déclaré lundi leur représentant.

« Un certain nombre de familles déposeront plainte dans les jours à venir contre les grandes enseignes, les grands distributeurs et notamment les premiers concernés », a déclaré Quentin Guillemain, président de l’Association des familles de victimes du lait contaminé. « C’est un souhait qui a été exprimé », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Des ministres ont souligné la semaine dernière « la légèreté » des enseignes de distribution dans ce dossier, a encore rapporté Quentin Guillemain. « La sécurité sanitaire des consommateurs n’est pas négociable », a déclaré Bruno Le Maire après ce rendez-vous, évoquant l’importance de déterminer les « responsabilités » de chacun dans ce domaine : « Etat, industriels, distributeurs et plates-formes de distribution. »

« Nous n’achèterons pas le silence des familles »

Au nom des victimes, Quentin Guillemain s’est déclaré déterminé à savoir « ce qu’il s’est passé du début à la fin » dans cette affaire, se refusant à évoquer pour l’heure la question des indemnisations. « Nous ne sommes pas dans le débat de l’indemnisation. Nous n’achèterons pas le silence des familles dans cette histoire », a-t-il dit.

En son nom propre, Quentin Guillemain avait dès la semaine dernière dit sa volonté de poursuivre Lactalis.

Source: Ouest France.

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 13:10

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles dénonce la pression à la baisse des prix exercée par les distributeurs et en appelle aux pouvoirs publics.
 

 

« Les négociations commerciales sont difficiles et compliquées », a reconnu Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), lors de la présentation de ses vœux à la presse, dans les locaux de l’organisation, mardi 9 janvier. Elle prévient que des agriculteurs pourraient mener des actions dans les prochains jours pour dénoncer la situation.

 

Un constat sans appel, fait alors que les Etats généraux de l’alimentation ont été clôturés le 21 décembre par le premier ministre, Edouard Philippe. Depuis le 22 juillet, tous les acteurs de la filière agroalimentaire – agriculteurs, industriels, distribution mais aussi associations de consommateurs, syndicats et ONG – ont mené d’intenses discussions pour tenter de rééquilibrer les rapports de force.

 

Parmi les objectifs fixés par Emmanuel Macron, celui de mettre fin à la guerre des prix menée par les enseignes. Une guerre destructrice de valeur et source de prix non rémunérateurs payés aux agriculteurs. Le président de la République s’est engagé à promulguer une loi pour tenter de pallier le problème. Elle « devrait être présentée le 31 janvier », affirme Mme Lambert.

La loi ne sera donc pas applicable aux négociations commerciales entre industriels et distributeurs qui ont débuté en novembre et s’achèveront fin février pour fixer les prix annuels des produits. Le gouvernement a considéré que l’« esprit des Etats généraux » allait inspirer les discussions. D’autant que tous les acteurs ont fini par signer une charte d’engagement mi-novembre. Mais les chartes n’ont pas valeur de réglementation.

 

« Les commerciaux qui vont dans les box de négociation de la grande distribution se font moquer quand ils évoquent la charte. Les distributeurs disent qu’ils s’assoient dessus.

C’est un baroud d’honneur de nombre d’entre eux qui demandent des baisses de 2 à 8 % même sur des produits où la hausse des matières premières est avérée. Ils veulent même faire payer aux industriels laitiers le manque à gagner qu’ils ont eu sur le beurre lorsqu’ils refusaient d’augmenter les prix et que le beurre partait sur d’autres marchés », explique Mme Lambert. Elle raconte même que « des médecins du travail ont déconseillé à des commerciales enceintes d’aller dans les box de négociation pour raison de stress trop élevé ».

 

La FNSEA a donc écrit au ministère de l’agriculture et à Bercy pour demander une réunion du comité de suivi à Bercy comme le gouvernement s’y était engagé.

 

Source: /www.lemonde.fr

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 12:04

Le président de l’Autorité de la concurrence dressait un bilan de son activité de gendarme des pratiques anticoncurrentielle pour 2014. Qui fait apparaître un record pour le montant des amendes infligées aux entreprises pour entente. Il a également évoqué le rapprochement Auchan-Système U et indiqué que 40 magasins Dia sur 50 avaient été vendus à… Auchan et Intermarché.

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dû se frotter les mains. Même si ce n’est pas l’objectif, l’Autorité de la concurrence a sanctionné les entreprises pour pratiques anticoncurrentielles pour un montant de 1, 014 milliard d’euros en 2014, qui sont versés au budget de l’Etat. C’est un record puisque les amendes culminaient à 160 M€ en 2013, et qu’il faut remonter à 2005 et aux 755 millions d’euros payés par les géants de la téléphonie pour trouver une somme aussi conséquente. En comparaison, le budget de fonctionnement de l’Autorité paraît ridicule : 20 milllions d’euros. Il devrait être augmenté dans la prochaine loi de finances.

“Comportements compulsifs”

“Nous assumons une politique ferme de dissuasion de certains comportements parfois compulsifs pour entraver la concurrence, indiquait Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence, particulièrement en verve. Les entreprises mettent par ailleurs en balance les risques et les profits, et c’est pourquoi les sanctions anti-trust doivent rester dissuasives”. Par cette voie, il entend aussi participer à la “réinvention” de l’économie, pour la rendre plus compétitive. Il s’est félicité du large champ couvert par les décisions de l’Autorité, qui touche à tous les produits de la vie quotidienne.

Source: LSA

LES ÉNORMES AMENDES DE L’HYGIÈNE ET L’ENTRETIEN

Ainsi, de la décision d’infliger l’énorme amende pour entente, en deux sanctions, des géants des produits d’entretien et de l’hygiène, avec des amendes respectives de 345 et 606 millions d’euros, du jamais vu, qui touche des géants comme Procter, Unilever ou L’Oréal. Au premier semestre, le montant des amendes s’établit à 219 millions d’euros, principalement dû à l’amende de 192 M€ qui a touché le secteur laitier. Une autre enquête, concernant le secteur de l’optique cette fois, pourrait aussi déboucher sur des amendes.

AUCHAN SYSTÈME U : PROCHAINE NOTIFICATION

Le président de l’Autorité s’est également longuement attardé sur la distribution. Il a évoqué le rapprochement d’Auchan et Système U. Après de longues discussions tant le rapprochement est complexe, les deux enseignes devraient notifier leur rapprochement à la Commission européenne, qui transmettra le dossier à l’Autorité de la concurrence. “Ce n’est pas une fusion, c’est une alliance, mais les deux enseignes ont annoncé une gouvernance commune pour gérer les enseignes et les magasins, qui va renforcer leur puisssance économique, et c’est contrôlable au titre des concentrations”, a précisé Bruno Lasserre. Reste à savoir si des cessions de magasins seront demandées, comme dans le cas du rachat de Monoprix par Casino et Dia par Carrefour.

Dia revendu à… Auchan et Intermarché

Concernant les 50 magasins Dia que Carrefour devait revendre - ou se séparer pour six cas de franchisée, l’opération est en bonne voie. 40 ont déjà été cédés à… Auchan et Intermarché ! Le président de l’Autorité de la concurrence paraît moyennement satisfait que les révisions de périmètre lors des concentrations aboutissent finalement à des échanges de magasins entre les quatre grandes enseignes leaders. Il en rejette la responsabilité aux lois Royer et Raffarin, qui protègent les acteurs économiques en place.

Les lois Royer Raffarin protègent des “rentes”

“On sait qu’il faut une masse critique de 40 magasins pour qu’une enseigne puisse concurrencer les enseignes qui sont en place. Or, pour obtenir les ouvertures, il faut déposer 40 dossiers devant lesCDAC ! Qui sont aux mains des élus locaux, lesquels n’aiment pas beaucoup les nouveaux entrants. Je le regrette, les lois Royer Raffarin restent un véritable obstacle et expliquent l’échec relatif du hard discount en France. Les enseignes protégent leur rente, et les élus protègent les grandes surfaces en croyant protéger le petit commerce de la concurrence”.

En cas de cession de magasins...

Autrement dit, si des magasins Système U ou Auchan ou Simply Market devaient être cédés pour obtenir la bénédiction de l’Autorité et éviter tout risque d’entente, ils atterriront chez Casino ou Intermarché… A condition, évidemment, que la notification ait lieu - ce n'est pas encore le cas - qu’elle réponde aux lois sur le contrôle des concentrations -c'est probable en raison de la "puissance économique" constituée, même s'il n'y a pas de fusion, et qu’enfin, aprés examen, si les conditions exigées par l’Autorité pour autoriser le rapprochement ne soient pas trop dissuasifs. C’est ce qui s’est passé lors de l’alliance entre Kingfisher et Mr Bricolage. Pour les deux alliés, les exigences de l’Autorité sur la revente de magasins - une cinquantaine - rendaient le rapprochement trop douloureux.”Ces conditions n’étaient pas négociables, nous sommes restés droit dans nos bottes”, a tenu à préciser le président Lasserre.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 10:18

Le torchon brûle entre les industriels de l'agroalimentaire et la grande distribution. Et l'État a bien l'intention de jouer son rôle d'arbitre. Car la guerre des prix à laquelle se livrent les centrales d'achat lamine les marges de l'agroalimentaire et menace l'emploi.

Selon l'Association nationale des industriels de l'agroalimentaire (ANIA), une entreprise de ce secteur disparaît chaque jour et 6 000 emplois ont déjà été détruits en 2013. Or l'agroalimentaire avec 492 000 salariés (1) est l'un des derniers fleurons industriels français. Mieux, il a généré un solde commercial positif de 8,5 milliards d'euros en 2013. Mais en recul de 7 % par rapport à 2012.

La course aux prix bas

Les rabais accordés au consommateur sont pris sur les marges bénéficiaires et donc la capacité à investir de ce secteur qui comptait 11 852 entreprises. « Que pèsent ces PME face à cinq ou six centrales d'achat. On les pressure. C'est tout simplement inadmissible », dénonce Annick Le Loch, députée PS du Finistère et membre de la commission économique à l'Assemblée nationale.

Mercredi, elle organisait une table ronde à l'Assemblée nationaleavec des représentants de l'agriculture, de la distribution et de l'agroalimentaire. Au coeur des débats, la politique agressive de course aux prix bas conduite par Michel-Edouard Leclerc. Mais ce dernier n'a pas cédé.« Je ne serai pas le mécène des producteurs », a-t-il expliqué. Sur son blog, le distributeur enfonce le clou.

« Sur un an, les cours des produits agricoles ont sérieusement décroché : -30 % sur la pomme de terre, -10 % sur le blé, -12 % sur le maïs, -7 % sur le sucre... Expliquez-nous pourquoi les distributeurs n'auraient pas le droit d'exiger des diminutions de tarifs. »

Jusqu'à 375 000 euros d'amende


« Nous sommes dans une spirale infernale », soupire Thierry Desouches, à la direction de Système U. Depuis plusieurs mois, son président Serge Papin souligne les risques de cette guerre des prix. Tout en y participant. « Leclerc et Carrefour donnent le ton. Nous sommes obligés de suivre. »

Jeudi, à Paris, le gouvernement a haussé le ton lors d'une réunion qui rassemblait les principaux acteurs de ce dossier autour d'Arnaud Montebourg ministre de l'Économie, Stéphane le Foll ministre de l'Agriculture et Carole Delga, secrétaire d'État à la consommation. À défaut de convaincre, il peut frapper au portefeuille. La loi sur la consommation adoptée en mars sanctionne plus durement le non-respect des contrats. Les amendes peuvent aller jusqu'à 375 000 €.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 19:07

Le détective privé qui travaillait pour l'entreprise Ikea, mise en examen pour l'espionnage de ses salariés, cachetonnait aussi chez Quick. La chaîne de restauration jure qu'il s'agissait de récupérer des données sur ses franchisés, pas sur ses employés. Des pratiques de toutes façons illégales.

 

source: Médiapart

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:57

Les directeurs général et financier d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke et Dariusz Rychert, sont entendus depuis ce lundi matin 18 novembre dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, d’après des informations obtenues par Mediapart.

 

Les directeurs général et financier d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke et Dariusz Rychert, sont entendus depuis ce lundi matin 18 novembre dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, sous le régime de la garde à vue, d’après des informations obtenues par Mediapart. Ces auditions font suite à la perquisition effectuée la semaine dernière au siège du groupe à Plaisir (Yvelines), à la demande du juge d’instruction Alain Gallaire.

Ikea France fait en effet l'objet d'une vaste enquête sur l’espionnage illicite de ses salariés, voire de certains clients, qui a débouché sur une dizaine de mises en examen, en particulier celles de l’ancien responsable de la sécurité du groupe, Jean-François Paris, et de son adjointe.

source: Médiapart

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:08

Bercy a annoncé mardi avoir remporté trois victoires en justice dans plusieurs procès l'opposant à des enseignes de distribution pour des questions de déséquilibre commercial vis-à-vis de leurs fournisseurs, quelques semaines après avoir perdu dans un procès contre Leclerc.

 

Dans un communiqué la DGCCRF (répression des fraudes) met en avant la condamnation, à la demande du ministère de l'Economie, de la centrale d'achats de Leclerc (SG Galec) à 2 millions d'euros d'amende.

 

La centrale a été condamnée le 18 septembre, pour avoir tenté de se faire reverser par ses fournisseurs des sommes qu'elle avait été condamnée à leur verser lors d'une précédente action judiciaire, explique la DGCCRF.

 

Pour la Cour d'appel, il s'agit d'une « tentative de soumettre ses fournisseurs à un déséquilibre significatif » vis-à-vis de la SG Galec, indique la DGCCRF.

 

La DGCCRF met également en avant la condamnation, à un million d'euros d'amende, de la la centrale d'achats du groupe Auchan (Eurauchan), également par la cour d'appel de Paris, le 11 septembre.

 

Le litige portait cette fois sur des « clauses de taux de services et de révision tarifaire » pouvant eux aussi constituer un « déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties ».

 

Eurauchan était notamment poursuivi pour avoir exigé des justifications de la part de ses fournisseurs lorsque ceux-ci voulaient augmenter leur prix, tout en les menaçant de rupture unilatérale des contrats si ces derniers refusaient de baisser leurs prix en cas de baisse des coûts.

 

Enfin, par un arrêt du 10 septembre, la Cour de cassation a validé l'action du ministre chargé de l'Economie contre Carrefour dans une affaire remontant à 2008.

 

L'enseigne se voyait reprocher d'avoir conclu avec seize de ses fournisseurs des contrats de partenariat « dont les clauses étaient manifestement disproportionnées au regard de la valeur des services rendus », indique le communiqué de la DGCCRF.

 

La Cour de cassation a confirmé la condamnation de Carrefour à une amende de 2 millions d'euros, mais renvoyé de nouveau l'affaire devant la cour d'appel pour revoir le montant des sommes « illégalement perçues ».

 

Ces décisions interviennent alors que Bercy a récemment perdu une bataille face à Leclerc devant le tribunal de commerce de Paris dans une affaire remontant à 2011. Le ministre de l'Economie estimait alors que Leclerc imposait à ses fournisseurs des obligations contestables en matière de ristourne. Il réclamait une amende record de 15 millions d'euros et le remboursement de 60 millions d'euros aux fournisseurs.

 

Dans un jugement en date de fin septembre, le tribunal a estimé que le ministère n'apportait »aucune preuve« d'une quelconque pression de l'enseigne à l'égard de ses fournisseurs.

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:09

Des charriers renversés et des ballots de paille déroulés de façon symbolique, pour dire haut et fort que les chevriers sont sur la paille ! Hier matin, dès 5 h 30, environ 50 éleveurs de chèvres en colère ont manifesté devant quatre grandes surfaces de l’agglomération d’Angoulême. Ils sont intervenus à Géant Casino à Champniers, Leclerc à Angoulême, Carrefour à Soyaux et Auchan à La Couronne. Ces actions -sous haute surveillance policière- se sont déroulées sans le moindre heurt.

« 10 % de nos collègues ont déjà fait faillite. 25 % d’entre nous sommes confrontés à de réelles difficultés économiques », a témoigné Jean-Pierre Monthubert, le président du Syndicat caprin de Charente. Les éleveurs réclament une augmentation de 12 centimes du prix du litre de lait de chèvre.

 

Source: Sud Ouest

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 19:32

L'ouverture de plusieurs grandes surfaces le dimanche matin agace les syndicats qui dénoncent des situations illégales et déloyales.

"Nous avons affaire à des délinquants". Les syndicats ne mâchaient pas leurs mots hier pour vilipender l'ouverture le dimanche matin et donc sept jours sur sept de deux enseignes commerciales à Perpignan (Leader Price à Saint-Assiscle) et Pollestres (Intermarché).

Des ouvertures que tous syndicats confondus jugent "illégales et déloyales", comme le souligne Pierre Place, secrétaire générale de la CGT 66. 

 "Ces enseignes violent impunément la loi et dégradent les conditions de travail et de vie des salariés. On est dans un processus de banalisation du travail dominical au détriment de la vie sociale, familiale, personnelle, culturelle et associative. De plus, ces ouvertures ne créent pas plus de richesse, car le pouvoir d'achat des ménages ne leur permet pas de consommer davantage."


Pour Jérôme Capdevielle de Force Ouvrière, "ces ouvertures détruisent pendant ce temps de nombreux emplois. Les grandes surfaces représentent 80 % de part de marché dans l'alimentaire et participent à la destruction de l'artisanat et des commerces du centre-ville. D'ailleurs, les enseignes qui ouvrent le dimanche ne se trompent pas et font leurs publicités là-dessus. On est dans le sans foi ni loi le plus total". "Si l'Etat ne dit rien c'est qu'il y consent"

Si les syndicats étaient remontés, c'était aussi car selon le secrétaire général de FO, les autorités ne font rien "pour mettre fin à ces situations. Comme ils ne sont pas sanctionnés, on se dit que si l'Etat ne dit rien, c'est qu'il y consent, alors qu'il possède des armes juridiques pour mettre fin à ces situations". Et de promettre que "face à cet enjeu de société", ils ne baisseront pas les bras. "Pour nous à l'unanimité, c'est niet".

Des syndicats qui ont également annoncé qu'une action en justice devrait probablement voir le jour ces prochaines semaines. Il faut dire que la jurisprudence est avec eux suite au conflit qui avait éclaté avec le magasin Auchan. La grande surface qui souhaitait ouvrir sept jours sur sept pour faire face à ses concurrents en France et en Espagne avait dû faire machine arrière après une décision de justice.

*CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, FSU, CFTC, Solidaires et UNSA. Mobilisation des syndicats hier devant deux grandes surfaces pour dénoncer l'ouverture qu'ils jugent illégale de ces magasins le dimanche.

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 18:33

                                                              distributeurs s

 

 

 

 

 

 

Après Leclerc et Cora,, voici Carrefour qui ouvre  les portes de son Intranet à ses fournisseurs, pour pouvoir remplir les fiches produits ainsi que les renseignements logistique.

Une 1/2 journée de formation à la centrale Carrefour, le personnel des fournisseurs Carrefour pourront à terme de remplacer à terme un salarié Carrefour.

Combien de membre du personnel des fournisseurs de la grande distribution remplacent ainsi le personnel des grands groupes de distribution ?

Après les clients travailleurs (scan, caisses automatiques) voici les fournisseurs de marchandises et de  main d’œuvre en magasin on le savait, cela existe depuis 40 ans,  dans les sièges sociaux, les centrales d'achats c'est beaucoup plus récent…

 

Ha les bonnes vieilles habitudes (lucratives) de la grande distribution, sans cesse remises au gout du jour, traquer le moindre salarié pouvant être remplacé, le moindre centime à économiser, la moindre charge à imposer au fournisseur comme les filières de recyclage par exemple ou les cagettes en plastique des produits frais, mais toujours garder en mémoire de dire que le client est Roi et que la grande distribution défend bec et ongle son pouvoir d’achat…    

 

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